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 Nous les chtis avons nos chansons ! payardes ou non on les partage

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MessageSujet: Nous les chtis avons nos chansons ! payardes ou non on les partage   Jeu 8 Mar - 20:19

De grands noms de la chanson française ont vu le jour dans le Nord de la France.

On se rappelera sans nul doute d'Alexandre Desrousseaux, chansonnier, compositeur du P'tit Quinquin, de Line Renaud, chanteuse surnommée "La demoiselle d'Armentières", de Pierre Bachelet, chanteur qui a beaucoup chanté sur le Nord Pas de Calais mais aussi de Marcel et son orchestre. Le Nord Pas de Calais aura connu et connait encore de grands compositeurs comme Jean-Claude Casadesus, bien qu'étant originaire de Paris, il a consacré une large partie de sa vie à l'Orchestre national de Lille.

alors ici on va découvrir et vous faire découvrir tout çà !

bienvenue chez les CHTIS chanteurs
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MessageSujet: Re: Nous les chtis avons nos chansons ! payardes ou non on les partage   Jeu 8 Mar - 20:50

d'Alexandre Desrousseaux

Le P'tit Quinquin
Alexandre Desrousseaux (1820-1892)

Né le 1er janvier 1820 dans une courée du quartier Saint-Sauveur à Lille. Son père était passementier et violoniste. Dès l'âge de 18 ans, Alexandre Desrousseaux compose des couplets qu'il chante dans les rues et les cabarets.

Pour 12 francs, une somme qui à l'époque représente plusieurs jours de travail, il publie, à compte d'auteur, sa première feuille de pasquilles, des petites poésies patoisantes. On y trouve : Le marchand de chanson, Clistorelle, Le mariage de Saint-Sauveur et Min p'tit amant. Tout sera vendu au Carnaval.

Lorsqu'il se marie en 1846, Desrousseaux s'installe dans la cour Jeannette à Vaques (toujours dans le quartier Saint-Sauveur et dont il est fait allusion dans le P'tit Quinquin) et continue de composer.
En 1848, il réunit toutes ses œuvres dans un volume qui connaît le succès mais ne pouvant vivre de sa seule prose, il trouve un emploi de l'Hôtel de Ville, au service des contributions. C'est le petit monde des gens modestes qu'il côtoie qui l'inspire : il chante la vie humble de tous les jours avec ses joies, ses plaisirs et ses peines. Ses œuvres emplissent cinq volumes de Chansons et Pasquilles Lilloises.

Certains de ses succès se chantent encore de nos jours : l'habit d'min vieux grand-père ou L'femme du coulonneux... C'est dans l'un de ces volumes, le dernier, que figure le texte du P'tit Quinquin.

Car Desrousseaux est surtout connu pour être l'auteur de la célèbre Canchon dormoire ; complainte d'une pauvre mère qui berce son enfant. Les paroles témoignent, avec beaucoup de pudeur, de la dureté de la vie pour cette femme qui est aussi dentellière à domicile. Tant que son enfant ne se sera pas endormi, elle ne pourra reprendre son travail. Un travail pénible à la lueur de la chandelle qui détruit la vue et raidit la nuque, travail au salaire hebdomadaire misérable mais combien indispensable pour la survie de ces familles dans lesquelles tout le monde travaille y compris les jeunes enfants dès l'âge de 8 ou 10 ans.

En 1851, guidé par l'économiste Adolphe Blanqui, Victor Hugo visitera un de ces burguets de Lille, ces caves où survivent difficilement tant de familles lilloises. La description est accablante et dépassant tout ce que le poète imaginait, elle lui inspirera un texte puissant (Châtiments, III, IX).

Mais pourquoi ch'tiot quinquin pleure-t-il depuis trois quarts d'heure ? De quoi souffre-t-il ?

Entre 1800 et la première décennie du XXème siècle, 120.000 nouveaux nés lillois n'atteindront pas leur première année et durant cette même période 150.000 enfants disparaitront avant l'âge de cinq ans. Les chiffres de la mortalité infantile dans le Nord sont effrayants et dépassent la moyenne nationale.

En 1857, à l'époque du P'tit Quinquin, à Moulins-Lille, sur 231 décès 148 sont des enfants, à Roubaix : 575 sur 1085 et à Wazemmes sur 553 décès, 299 sont des enfants. Lorsque paraît le XXème siècle, les chiffres demeurent préoccupants. A Armentières en 1900 : le taux de mortalité infantile était encore de 248 pour 1000.

L'habitat insalubre, les accidents du travail nombreux, conduisant à l'invalidité et donc à la privation de ressources, l'alcoolisme, la tuberculose font des ravages. Mais ce qui tue les jeunes enfants, c'est le manque d'hygiène, la malnutrition et une ignorance aveugle où régnent encore superstition et vieilles croyances.

Il n'est donc pas étonnant que dès sa création, Le P'tit Quinquin connaisse un tel succès au point d'apparaître aujourd'hui comme le témoignage indispensable d'une classe sociale que l'on disait alors souffrante. Alexandre Desrousseaux, chansonnier mais surtout témoin de son temps, termine sa carrière comme préposé-chef des Octrois de la Ville de Lille.

"J'aime les petits, les pauvres, les souffrants..." disait Alexandre Desrousseaux qui décède le 23 Juillet 1892. Le monument honorant sa Canchon dormoire sera érigé en 1902 par Eugène Deplechin, Square Foch, en bordure de la rue Nationale à Lille.

L'auteur du P'tit Quinquin repose au Cimetière de l'Est à quelques centaines de mètres de Lille-Flandres et d'Euralille, là où s'élevaient jadis les remparts, le Café Labis et le vieux quartier Saint-Sauveur aujourd'hui disparus.

document original sur le site de RadioFrance


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MessageSujet: Re: Nous les chtis avons nos chansons ! payardes ou non on les partage   Jeu 8 Mar - 20:52

Voici les paroles :

min p'tit Quiquin, min p'tit pouchin, min gros rogin
Te m'feras du chagrin, si te'n'dors point ch'qu'à d'main

Ainsi l'aute jour eune pauf' dintelière,
In amiclotant sin p'tit garchon,
Qui d'pis tros quarts d'heures n'faijot que d'braire
Tâchot d'l'indormir par eune canchon,
Elle li dijot "min narcisse
D'main t'aras du pain d'épice,
Du chuques à gogo, si qu't'es sache et qu'te fais dodo."

Dors min p'tit Quiquin, min p'tit pouchin, min gros rogin
Te m'feras du chagrin, si te'n'dors point ch'qu'à d'main

Et si te’m’laiches faire eune bonne semaine
J’irai dégager tin biau sarrau
Tin patalon d’drap, tin gilet d’laine,
Comm’un p’tit Milord te s’ras faraud !
J’t’acatrai, l’jour d’eul’ducasse,
Un porichinelle cocasse
Un turlututu, pour juer l’air du capieau pointu

Dors min p'tit Quiquin, min p'tit pouchin, min gros rogin
Te m'feras du chagrin, si te'n'dors point ch'qu'à d'main

Nous irons dins l'cour, Jeannette-à-Vaques,
Vir les marionnettes comme te riras
Quind t'indindras dire un doupe pou Jacques, >
Par l'porichinelle qui parle maga
Té li mettras dins s'menotte,
Au lieu d’doupes un rond d'carrotte
Il t'dira merci, parce comme nous arot du plaisi !

Dors min p'tit Quiquin, min p'tit pouchin, min gros rogin
Te m'feras du chagrin, si te'n'dors point ch'qu'à d'main

Et si par hazard sin maîte eus’fâche,
Ch’est alors Narcisse que nous rirons
Sans n’avoir invie, j’prindrai m’n’air mache,
J’li dirai sin nom et ses surnoms
J’li dirai des fariboles,
I m’in répondra des drôles
Infin, à chacun verra deux spectac’ au lieu d’un

Dors min p'tit Quiquin, min p'tit pouchin, min gros rogin
Te m'feras du chagrin, si te'n'dors point ch'qu'à d'main

Alors serre tes yux, dors min bonhomme,
J'vas dire eun'prière à p'tit Jésus,
Pou qu’i vienne ichi, pindint tin somme,
T'faire rêver qu'j'ai les mains pleines d'écus,
Pou qu'i t'apporte eune coquile,
Avec du chirop qui quile
Tout l'long d’tin minton, t'eut'pourléqueras tros heures du long

Dors min p'tit Quiquin, min p'tit pouchin, min gros rogin
Te m'feras du chagrin, si te'n'dors point ch'qu'à d'main

L’mos qui vient, d’Saint-Nicolas ch’est l’fête,
Pour sûr au soir i viendra t’trouver
I t’f’ra un sermon et t’laich’ra mette,
In-d’sous du ballot un grand painier
I l’rimplira si t’es sach’,
D’sait-quoi qui t’rindront bénache
Sans cha sin baudet t’invoira un grand martinet

Dors min p'tit Quiquin, min p'tit pouchin, min gros rogin
Te m'feras du chagrin, si te'n'dors point ch'qu'à d'main

Ni les marionnettes, ni l’pain d’épice,
N’ont produit d’effet ; mais l’martinet
A vite rappajé eul’p’tit Narcisse,
Qui craignot d’vir arriver l’baudet
Il a dit s’canchon dormoir,
S’mère l’a mis dins s’n’ochennoire
A r’pris sin coussin, et répété vingt fos ch’refrain

Dors min p'tit Quiquin, min p'tit pouchin, min gros rogin
Te m'feras du chagrin, si te'n'dors point ch'qu'à d'main


Dernière édition par fifi_brindacier le Jeu 8 Mar - 20:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nous les chtis avons nos chansons ! payardes ou non on les partage   Jeu 8 Mar - 20:59

si vous voulez la traduction :


Dors mon p'tit Quiquin, mon p'tit poussin, mon gros raisin
Tu me feras du chagrin, si tu ne dors point jusqu'à demain

Nous irons dans la cour, Jeannette-aux-Vaches,
Voir les marionnettes comme tu riras
Quand tu entendras dire un sou pour Jacques,
Par le polichinelle qui parle mal
Tu lui mettras dans sa main,
Au lieu d'un sou un rond de carrotte
Il te dira merci, parce comme nous, il prendra du plaisir !

Dors mon p'tit Quiquin, mon p'tit poussin, mon gros raisin
Tu me feras du chagrin, si tu ne dors point jusqu'à demain

Et si par hazard son maître se fâche,
C’est alors Narcisse que nous rirons
Sans n’avoir envie, je prendrai mon air méchant,
Je lui dirai son nom et ses surnoms
Je lui dirai des fariboles,
Il m’en répondra des drôles
Enfin, chacun verra deux spectacles au lieu d’un

Dors mon p'tit Quiquin, mon p'tit poussin, mon gros raisin
Tu me feras du chagrin, si tu ne dors point jusqu'à demain

Alors serre tes yeux, dors mon bonhomme,
Je vais dire une prière au petit Jésus,
Pour qu’il vienne ici, pendant ton somme,
Te faire rêver que j'ai les mains pleines d'écus,
Pour qu'il t'apporte une brioche,
Avec du sirop qui coule
Tout le long de ton menton, tu te pourlécheras trois heures du long

Dors mon p'tit Quiquin, mon p'tit poussin, mon gros raisin
Tu me feras du chagrin, si tu ne dors point jusqu'à demain

Le mois qui vient, c'est la fête de St Nicolas,
C'est sûr au soir il viendra te trouver
Il te fera un sermon et te laissera mettre,
En-dessous du ballot un grand panier
Il le remplira si tu es sage,
De choses qui te rendront heureux
Sinon son baudet t’enverra un grand martinet

Dors mon p'tit Quiquin, mon p'tit poussin, mon gros raisin
Tu me feras du chagrin, si tu ne dors point jusqu'à demain

Ni les marionnettes, ni le pain d’épice,
N’ont produit d’effet ; mais le martinet
A vite calmé le petit Narcisse,
Qui craignait de voir arriver le baudet
Il a dit sa berceuse,
Sa mère l’a mis dans son berceau
A repris son coussin, et répété vingt fois le refrain

Dors mon p'tit Quiquin, mon p'tit poussin, mon gros raisin
Tu me feras du chagrin, si tu ne dors point jusqu'à demain
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Date de naissance : 22/09/1959

MessageSujet: Re: Nous les chtis avons nos chansons ! payardes ou non on les partage   Ven 9 Mar - 17:37

bonjour trop genial ma fifi la kanchon tu tiot kinkin te la méme traduit d23 d23 pou les gins y comprenne les paroles , d3 dort min pti pouchin ,min gros rogin la la la la la d1 lol vas valoir kjel kinte ste kanchon lol d8 bisouille ma belle merci tu est genial je t adoreeeeeeeeee ma belle d20 d20 d18
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